A l'occasion du centenaire de l'entrée en guerre de la France dans le premier conflit mondial, nous avons découvert les dessins de l'artiste Fernand Léger.
Fernand Léger a connu la première guerre mondiale comme soldat du génie puis brancardier.
Envoyé sur le Front, alors qu’il pensait pouvoir rejoindre la section de camouflage des Armées, le peintreFernand Léger va faire de 1914 à 1917 l’expérience douloureuse de la guerre en direct. Le 24 octobre 1916, il participera avec sa compagnie à la reprise du fort de Douaumont
Pendant que le Cubisme, dont il est un des pionniers, est utilisé par les camoufleurs pour tromper l’ennemi, que les artistes de sa génération ont presque tous intégré cette section, Léger, lui, a les pieds dans la boue.
Verdun, dessin du front.
Soldats dans une maison en ruines. (1916)
Nous avons lu l'album "Le casque d'Opapi" (éd de l'Elan vert- Collection Pont des arts- Géraldine Elschner. Fred Sochard)
En donnant un coup de pelle près des anciennes tranchées, un enfant franco-allemand va découvrir un casque de soldat. Son papi va lui raconter, au travers des correspondances laissées par son propre grand-père, le départ insouciant puis l’horreur de la guerre, le quotidien des Poilus… Un texte juste et émouvant sur la vie des soldats. Les illustrations, résolument modernes, rendent hommage à l’oeuvre de Fernand Léger : les hommes se déshumanisent et ressemblent de plus en plus à des robots au fur et à mesure du conflit, reprise de sa gamme de couleurs.
Avec cette histoire, nous avons découvert l'oeuvre "La partie de carte".